BE PROUD!

À la base, mon dernier article « I’m selfish and ?«  devait parler de ce sujet, mais quand j’écris, je Fais un peu du brainstorming, et ce précédent article a pris une toute autre direction.

Ce que j’y ai mis était sincère, j’ai donc décidé de le laisser tel quel et de réserver ce sujet pour un autre article.
Nous y voilas donc en espérant que cette fois-ci, je pourrais garder mon esprit concentré sur le sujet qui nous intéresse ;)

Je ne me présente plus, je pense que vous me connaissez assez bien, la France est mon pays d’adoption, mais je suis née et j’ai grandi aussi dans mon pays, si cher à mon cœur, ma Terranga, pays, plus connu sous le nom de Sénégal <3.
Guys, je ne peux même pas vous décrire à quel point j’aime mon pays, et aussi à quel point je peux être fière d’avoir ces origines, cette culture, sa cuisine… (Parole d’une gourmande :D ).
Et si on en venait au fait ? (je m’égare encore lol )

Quand je suis arrivée en France en 2011, c’était comme si je débarquais dans un tout autre monde, que je n’avais jamais connu auparavant. Rappelez-vous: j’ai vécu quelques années à Paris avant de re-déménager pour le Sénégal en 2004, mais cette fois-ci, c’était différent, j’étais seule, face à moi-même dans ce maudit 9m2 (mon Dieu, je n’y suis restée que 1 mois ou 2 à tout casser, mais c’était les mois les plus longs de ma vie). Qui n’a pas connu ce sentiment de fragilité? Sentiment ressenti quand tu arrives avec toutes tes valises, que tu t’assoies sur ton lit, dans ce petit espace et te dis « je veux rentrer chez moi » alors que cela ne fait que 5 mn que tu es là.

Les premières nuits sont sans doute les pires, on se demande qui nous a fourré dans ce pétrin et on se rappelle: « oh c’est notre choix! » On voulait quitter papa/maman, se débrouiller seul, être indépendant, mais cela ne ressemblait pas vraiment à ça dans nos rêves la vie d’étudiante :(.

Puis, on s’installe… Un groupe d’amis de la fac et autres se forme, on prend ses marques ses habitudes, ses petits rituels entre amis, on continue de galérer mais, on galère tous ensemble donc cela reste pas si mal.

On commence à changer, EVOLUER, grandir, devenir des Hommes et c’est là que tout se joue. On grandit et on change, mais on change aussi parfois nos fondations, nos racines.

Mon introduction était un peu, voir trop, longue, mais voilà où je souhaitais en venir, parfois nous changeons beaucoup, dû à notre environnement, nos fréquentations, ou tout simplement nous-même. Nous avons envie d’être quelqu’un d’autre, au risque de nous oublier complètement, par là je veux dire oublier d’où l’on vient qui nous sommes et pourquoi nous sommes là.

Je vois, avec regrets, certaines personnes évoluer dans le monde adulte en reniant totalement d’où ils viennent, je trouve cela très malheureux, je pense que l’héritage que l’Afrique nous donne est un héritage que nous nous devons de chérir.

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En effet, il y a une différence entre s’égarer et totalement s’oublier, il arrive parfois dans des périodes difficiles de nos vies de jeunes adultes, que l’on ait envie de radicalité : le changement nécessaire à une soit disant meilleur vie. Certains se rendront vite compte que l’on a pas besoin de s’oublier soit-même pour faire face à un moment difficile. D’autres, ne trouvant pas de solutions, resteront persuader que le problème est ancré en eux, de ce qu’ils sont et d’où ils viennent.

Personnellement, je suis très fière de la bonne « blédarde » que je suis, c’est donc difficile de me mettre à la place de quelqu’un qui ne l’est pas. Bien évidemment je ne suis là pour juger personne, chacun son vécu et sa manière de voir les choses. Le fait que je ne comprenne pas forcément ne veut absolument pas dire que je ne respecte pas les choix et les décisions de tout un chacun.

Je vais donc essayer de trouver des raisons qui, à mon sens pourraient être la cause de ce rejet.

Il est vrai qu’au Sénégal, et en Afrique en général, les gens ont beaucoup tendance à juger, vis-à-vis de la famille, qui peut être très conservatrice. Moi par exemple, j’ai eu affaire à énormément de critiques, et encore aujourd’hui, vis-à-vis du mannequinat. En mon sens, je ne fais rien de mal, mais la phrase qui me revient très souvent aux oreilles est « ce n’est pas quelque chose à faire pour une fille de bonne famille« . Au début ça fait mal, mais après on s’y fait et surtout on prend du recul sur les mots, qui au final ne restent que des mots. La chose que j’ai souvent tendance à me répéter c’est que tant que je reste en accord avec moi-même et que ma conscience va bien, tout va bien :).

Une autre raison, je pense aussi que le fait de vouloir se fondre dans la masse, « être comme tous le monde« . Beaucoup de gens ont la naïveté de croire qu’avoir des opinions différentes sur certaines choses n’est pas positif, ou ont peur de paraître différent et dans un sens  » être à part » dans un groupe. On procède donc à ce qui s’apparente à de l’assimilation culturelle.

Je suis convaincue que l’on peut s’intégrer à son nouvel environnement sans pour autant pousser jusqu’à l’assimilation. Il y a un monde entre ces deux mots,le premier est dans une démarche de compatibilité entre ce qui a été apprit et ce qui le sera, le second quant à lui incite au changement et conduit à l’acculturation.

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Pour rebondir sur l’article Are We lost ? de ma chère Dolly, le cas de figure des personnes pour lesquels leur ignorance culturelle n’est pas voulue ou n’est pas de leur faute peut aussi être soulever. Le fait de déménager très jeune dans un nouvel endroit par exemple,  être plongé dans cette nouveauté très tôt, me fait penser qu’à ce moment là nos parents veulent juste que notre intégration dans ce nouveau lieu se fasse au mieux et au plus vite, donc l’apprentissage d’une langue maternelle par exemple devient tout de suite presque secondaire.

Pour finir mon charabia, j’aimerais mettre l’accent sur le mot « compatibilité » cité plus haut, prenons un exemple tout bête:

Une mère accouche d’un premier enfant, puis d’un second, délaissera-t-elle son premier au profit de son dernier ?

Dans l’idéal non elle les aimera tous les deux et autant l’un que l’autre.

La comparaison est un peu poussée, mais c’est un peu ça! Je veux dire que notre culture, notre héritage, c’est comme un enfant qu’on apprend à connaître avec des côtés que l’on aimera énormément d’autres moins, mais cela reste notre bébé donc quoiqu’il en soit, on l’aime, et la venue d’une nouvelle culture, donc d’un nouvel apprentissage, ce n’est que du bonus, comme la mère avec ces deux enfants, on chérira ces deux cultures en les faisant cohabiter et en tirant le meilleur des deux.

La mixité, c’est tellement beau <3.

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X.O.X.O

Mame Anta

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